Un poisson électronique pour ausculter l'océan

Un poisson électronique pour ausculter l'océan

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Un poisson électronique pour ausculter les océans.

Seaways à La Trinité-sur-Mer, en coopération avec Marport à Ploemeur, teste un équipement qui intéresse de près DCNS. Nombre de bâtiments de surface de la Marine pourraient s'équiper de ce poisson surdoué.

L'histoire

Après le lancement réussi de plusieurs drones de surface destinés à cartographier les ports autonomes du littoral, le concepteur des catamarans-drones aux allures furtives et truffés d'électronique, a désormais le regard tourné vers le large. Le responsable de la société Seaways (ancrée à la Trinité-sur-Mer), a aussi les yeux rivés vers les profondeurs qui bordent le littoral français.

La semaine passée, à bord d'un navire spécialement affrété, l'ingénieur accompagné de l'équipe Marport de Ploemeur a mis les voiles. Très au large de Belle-Ile. Sous la coque, à un mètre de la surface, un drôle d'engin en forme d'ogive. Un « poisson ». Pilote de ce qui pourrait équiper de nombreux bâtiments de surface de la Marine nationale. Après une semaine de tests sur 100 milles nautiques, menés dans une mer formée et par grande vitesse, la campagne d'essais offshore s'est achevée dimanche. Elle est couronnée de succès.

Pierre Bourcier, accompagné de l'équipe Marport, ne cachait pas sa satisfaction hier matin. « Les résultats obtenus sont très satisfaisants, jauge le pilote de Seaways. Cet engin de surveillance sous-marine est capable de modéliser les fonds jusqu'à 200 mètres et sans doute plus encore. Ses capteurs innovants sont dotés de fonctions très particulières... » Mais ici, à ce stade de l'histoire, Pierre Bourcier n'en dit pas plus.

Pour la Marine... et les J.O

Sur les quais de la Trinité, Jonathan André, responsable d'études à la DCNS, estime que « le drone sous-marin pourrait bien équiper un jour la plupart des bâtiments militaires de surface. La fiabilité, la précision acoustique et le système de navigation développés par ce poisson sont efficaces en terme de positionnement de trajectoires pour les navires en opération ».

Difficile d'en savoir plus. Reste que les technologies développées par le bureau d'études océanographiques complètent habilement l'ingénierie de Marport. Le développement de Seaways séduit aussi les élus trinitains, le maire, Yves Normand, en première ligne. Ravi d'accueillir l'innovation à bon port. « Nous ne pouvons que faciliter l'implantation de ce type d'entreprise dans une ville en prise directe avec le monde de la mer ».

Drones de surface, drones sous-marins... Les systèmes électroniques embarqués développés par Pierre Bourcier sont issus de ses propres expériences en Formule 1 (Redbull technologies) de la Coupe de l'América (pour l'équipe de Suède), Groupama de Franck Cammas, l'hydroptère d'Alain Thébault ou le Safran de Marc Guillemot.

On le verra aussi à l'oeuvre pour les J.0 au Brésil. « À l'aide de drones de surface, je vais aussi effectuer des mesures bathymétriques pour le compte de l'équipe d'Autriche de voile ». Serait-il un vain mot de dire que Seaways a le vent en poupe ?
Source : Ouest France

Texys Marine

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