Seaways, Les drones de la Mer

Seaways, Les drones de la Mer

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Ulysse, drone breton champion en baie de Rio

En 2013, on pouvait apercevoir, au port de La Trinité-sur-Mer, un drôle d'engin flottant, amarré à une bouée : un drone de surface. Il appartenait à Pierre Bourcier... En mai 2014, un nouveau prototype sera mis à l'eau pour partir effectuer des campagnes de mesures en mer. Entretien avec le directeur de Seaways.

En quoi consistent vos activités au sein du bureau d'études Seaways ?
Elles sont centrées à 80 % sur l'océanographie, pour 70 % à l'étranger dans des pays à forte culture innovante (Suède, Brésil, Autriche). La mer est un sixième continent à explorer. Nous effectuons des relevés de mesures à partir de drones de surfaces autonomes ou d'engins sous-marins tractés, de bouées, stations météo, avec toute une technologie embarquée. Les données peuvent être transmises en temps réel à des stations terrestres ou tout autre bateau suiveur.

Sur quel type de projet travaillez-vous ?
Ils relèvent d'applications civiles, sportives, militaires ou scientifiques. Nous effectuons des relevés bathymétriques (cartographie des fonds marins), surveillons l'environnement côtier, l'érosion côtière, l'impact des pollutions marines. Certains projets sont menés dans le domaine militaire pour qualifier des mesures acoustiques. Nous travaillons aussi pour des sportifs de haut niveau : Coupe de l'America 2005, JO de Rio 2016. Nous travaillons en ce moment sur des mesures en baie de Rio (modèle de vent courant utilisable pendant les courses). En course au large, l'étude des tensions exercées sur le bateau nous a conduits à proposer un système de mesures à l'équipage de « Spindrift 2 ». J'ai contribué au développement du pilote automatique sur « Safran ».

Combien êtes-vous chez Seaways ?
Nous sommes trois passionnés. Nos activités océanographiques, devenues notre coeur de métier, restent liées à la voile. Mes deux associés sont Elena Cristofori, chercheuse à l'université de Turin, en charge de l'analyse des données et de la modélisation scientifique, et Jean-Pierre Grosswiller qui s'occupe de la partie composite et des campagnes offshore et inshore. À l'extérieur, nous collaborons avec des chercheurs sur des sujets océanographiques.

Quels sont les équipements dont vous disposez pour le large ?
Ce sont essentiellement des capteurs sous-marins (bouée, sonar, sondeur, caméra). Nos drones de surface nous permettent d'opérer dans des endroits inaccessibles ou hostiles. Ils sont pilotés à distance ou autonomes (programmés avec un plan de mission défini à partir de waypoints). Nous disposons d'un équipement adapté aux mesures acoustiques, profilé comme un poisson tracté par un gros bateau de surface.

Pour quelles raisons vous êtes-vous ancrés à La Trinité-sur-Mer, à Kermarquer ?
Cela fait plus de dix ans que j'y suis installé, cinq ans que j'ai créé Seaways. La protection de la baie de Quiberon, la proximité des pôles de recherche maritimes (Shom, Ifremer, Pôle mer Bretagne), la présence des navigateurs de la course au large, des entreprises locales compétentes, le port sont autant d'atouts.

Texys Marine

3 rue du Cabestan,
56470 La Trinité Sur Mer, France
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+33 (0)2 97 30 59 84

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